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L'île
mystérieuse, entourée d'une végétation
qui dissimule l'eau, occupe le milieu de l'étang.
La tourbière du Boffy, fleuron du
patrimoine naturel des Vosges saônoises
permet de comprendre la longue histoire qui mène
de l'étang à la tourbière
"sèche". Cette zone humide évolue
très lentement au fil des siècles
passant de l'état de plan d'eau à
la tourbière flottante pour finir en une
tourbière plus ou moins boisée.
La tourbière se trouve en montagne car
elle est issue des glaciers et des climats humides.
La végétation colonise progressivement
l'étang, puis forme un radeau de plantes
qui s'épaissit. La matière organique
s'accumule et sa décomposition est ralentie
par le manque d'oxygène et les températures
froides. La jeune tourbière flottante atteint
ensuite le stade de tourbière plate ou
"bas-marais", qui va se surrélever
au-dessus du niveau initial de l'étang,
grâce à l'apparition de mousses capables
de retenir l'eau de pluie, les sphaignes. Un kilogramme
de sphaignes peut retenir 10 litres d'eau ! Les
jeunes pousses surmontent les plus anciennes qui
se tassent lentement au cours des siècles.
Le dépôt de tourbe noircit, sa surface
bombée devient alors sèche... et
la formation de tourbe s'arrête.
Les tourbières jouent un rôle d'éponge
qui filtre les eaux pluviales et régularise
le débit des cours d'eau tout au long de
l'année.
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