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En
réponse à la Réforme Protestante,
l'Église Catholique, au Concile
de Trente de 1543 à 1563, a promulgué
une série de mesures pour un renouveau
doctrinal et liturgique. Les Archevêques
de Besançon ont mis en pratique ces directives,
conscients de l'avancée du Protestantisme
dans la région. Les Luthériens sont
très nombreux à Montbéliard,
en Alsace, et dans plusieurs villages de Haute-Saône.
Quant aux Calvinistes, ils sont à Lyon
et en Suisse. C'est pourquoi les nombreuses églises
construites à cette époque doivent,
afin de permettre un renouvellement de la foi
des fidèles, présenter des critères
très précis :
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Un
autel
important, richement décoré
par son retable (celui de Servance est de
style Baroque, classé monument Historique),
pour mettre en valeur le tabernacle : les
réformés remettent en question
la présence du Christ dans l'hostie.
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Des
objets du Culte de valeur, ciboires, ostensoirs,
encensoirs, chandeliers, habits sacerdotaux,
pour faire honneur à Dieu : par réaction
à la sobriété voulue
des Protestants, en signe de pauvreté.
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La
représentation par la peinture
et la sculpture de la Vierge Marie et des
Saints : les réformés ne veulent
pas d'intermédiaires entre Dieu et
eux.
-
La
présence de reliques, dont l'Évêque
doit veiller à l'authenticité
: les protestants dénonçant
le trafic de fausses reliques.
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Une
chaire
bien en vue (celle de Servance date du XVIIIe
siècle, classée Monument Historique)
pour l'enseignement des fidèles, assuré
par un clergé mieux formé, grâce
à la création des séminaires
: les Protestants se forment par la lecture
personnelle de la Bible.
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Une
multitude d'anges,
qui donnent une vision joyeuse du Paradis.
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