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le plateau  

PLANCHER-LES-MINES 70290

Alt: 580m - Hab:1080

Plancher-les-Mines

Blotti dans l'ancienne vallée glaciaire de Saint-Antoine, Plancher-les-Mines doit son nom à l'exploitation des mines de cuivre et de plomb argentifère, exploitées jusqu'au XVIIIe siècle. Déjà au XVe siècle, les abbés de Lure exploitaient le site, en 1458 (première mention), ils signaient un bail d'exploitation. La mine principale (la Grande montagne) qui contenait de l'argent pur, fut l'objet de contestation entre Charles le Téméraire et l'abbé de Lure (1473). Une partie de l'argent extrait alimentait l'atelier monétaire de Guebwiller (Alsace). Les dernières mines fermèrent en 1760. Plancher-les-mines devint au XVIIIe siècle un centre industriel important, d'autres activités se développèrent : des ateliers métallurgiques de pitonnerie, visserie, fonderie. Utilisant le Rahin, cours d'eau traversant la vallée, une verrerie, des scieries puis des fabriques virent le jour. De cette époque, il ne reste au village, qu'une brosserie et une fonderie.

 

le Saut de la Truite

Bâti tout en longueur dans la Haute Vallée du Rahin, torrent qui cascade dans les forêts de Saint-Antoine (2 684 hectares) et qui devient un affluent de l'Ognon, Plancher-les-Mines s'étend au pied du Ballon de Servance. Sur ce massif montagneux, type même de la belle forêt Vosgienne, la route (D16) serpente et s'élève vers des sentiers pédestres, des sources, ruisseaux, cascades (Goutte des Saules, Saut de la Truite, Gremillot), tourbières, cirques glaciaires, jusqu'au Ballon de Servance, et font de cette Vallée du Rahin, la plus sauvage, la plus pittoresque et la plus naturelle des réserves de la région. Si on veut s'élever un peu, il suffit de suivre le sentier qui mène à la Croix du Choléra, deux superbes points de vue sur la Haute Vallée du Rahin s'offrent à vous : "La Roche du Laurier", ancien verrou glaciaire barrant la partie Est de la vallée de Saint-Antoine, et plus haut "La Croix du Choléra" érigée là en 1854, à 765 mètres d'altitude par les villageois (les "Mainous", en patois local les mineurs), en remerciement d'avoir été épargnés par l'épidémie de choléra qui sévissait sur toute la Franche-Comté (1850). D'autres sommets sont accessibles ; la Tête-de-Cepès, la Planche-des-Belles-Filles, le Ballon de Servance, offrant des panoramas splendides sur la vallée et les environs, jusqu'à la chaîne des Alpes Suisses. La plupart de ces itinéraires sont en hiver des pistes balisées de ski de fond (plus de 50km), avec deux départs : l'un dans la Vallée de Saint-Antoine, l'autre à la Planche-des-Belles-Filles. Trois refuges jalonnent le parcours : à la Grande-Goutte, à la Vieille-Hutte, et à Saint-Antoine. Il faut savoir que les plus anciennes plantes terrestres connues dans le département de la Haute-Saône, ont été trouvées à Plancher-les-Mines. Leur âge est voisin de 325 millions d'années !


Plancher-les-Mines (D97 Fresse/Col de la Chevestraye) abrite le Musée de la Fête Foraine Miniature, avec des maquettes de grandes roues, de chenille, rivière Canadienne, cri-cri, loteries, et des documents sur les fêtes foraines d'hier et d'aujourd'hui. A voir également, la statue de Jeanne-d'Arc du sculpteur Franc-comtois Georges Oudot, et sur la place de la mairie un très beau calvaire.


 






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