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le plateau

FRESSE 70270

Alt:460m - Hab:644

 

calvaire à Fresse

Caractérisé par son étendue, la commune de Fresse culmine à 505 mètres, elle est composée d'une vingtaine de hameaux. Le bourg est bâti sur un promontoire, entre le Raddon et un de ses affluents : le ruisseau de Viaux.
L'étymologie de Fresse, vient de l'ancien français "Fraisse" qui désignait un frêne. Le village est le point de départ de nombreuses promenades dans le massif de Saint-Antoine. C'est également à Fresse que se trouve la fontaine Sainte-Barbe, réputée pour les maladies des yeux et les inflammations du visage. Le bourg est parsemé de nombreux oratoires et calvaires, l'un d'eux classé monument historique, se trouve au centre de Fresse.


Mais l'attrait principal de la commune est à l'intérieur de l'église : la chaire, oeuvre sculpturale du XVIIIe siècle est en chêne massif et sa boiserie est remarquable. Elle est également classée monument historique. Le choeur et la chaire sont les principales curiosités du mobilier religieux de la région. La chaire provient de l'abbaye des bénédictins de Lucelle (Haut-Rhin), elle est ornée des armes de l'abbaye. Pendant la Révolution, elle fut rachetée par un menuisier de Delle (territoire de Belfort) et par le curé de Fresse en 1801.


église

Sur la porte principale de l'église, trois niches creusées en coquille, dans chaque niche une statue :
1. la Foi a les yeux bandés et un flambeau à la main droite.
2. l'Espérance s'appuie sur une ancre avec assurance.
3. la Charité tient un enfant sur ses genoux.

Entre chaque statue, des petites colonnes embellissent harmonieusement la structure. Aux extrémités des rampes, deux autres statues :
1. à droite, la Justice tenant une balance.
2. à gauche, la Force casquée et enlaçant une colonne.

Près de l'autel, une statue de Sainte Anne datant du XVIIIe siècle en granit vert, provenant des mines du Mont de Vannes tout proche de Fresse.

Lors de la première conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, en 1667, un détachement de soldats français s'engagea par la bas de Fresse. Les habitants postés en embuscade les attaquèrent, et réduisirent ainsi l'avant-garde des troupes françaises, en les massacrant !
Un escadron de cavalerie appelé en renfort connu le même sort, seul un cavalier s'échappa pour porter la nouvelle au Roi. Ce dernier dépêcha un grand nombre de soldats pour "mater" les insoumis. Les villageois se barricadèrent au dessus du Creusot, dans un lieu-dit qui porte depuis le nom de "Barricade". Vainqueurs, les Français ravagèrent le village, le mirent à feu et à sang, et égorgèrent les enfants. Une seule maison échappa à l'incendie grâce au courage d'un vieil homme qui éteignit le feu. Les troupes Françaises s'avancèrent dans le pays pour livrer bataille à la résistance qui perdurait dans un champ, qu'on appelle aujourd'hui encore : "le champ des Chevaux". Ils montèrent ensuite au Larmet pour exterminer les derniers villageois, c'est depuis ce jour que la montagne porte le nom de Larmet. Malgré eux, comme à Faucogney et à Corravillers, les habitants de Fresse devinrent Français !


 







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