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la Planche-des-Belles-Filles et le massacre de 1635



le plateau  

LA PLANCHE-DES-BELLES-FILLES

Alt: 1 147m

la Planche-des-Belles-Filles

Sur le deuxième sommet des Vosges Saônoises, à six kilomètres de Plancher-les-Mines (D16), en montant vers le Ballon de Servance, la Planche-des-Belles-Filles offre le seul stade de neige de la Haute-Saône (1 050m-1 150m). La station de sports d'hiver familiale comprend trois remontées mécaniques qui desservent 4 km de pentes pour 5 pistes de ski alpin dont :
. une rouge/noire de 800 m pour une dénivellation de 188 m
. une de difficulté moyenne de 600 m
. une bleue de 400 m pour les débutants
Les fondeurs disposent de 3 pistes de ski de fond (1 verte/1 bleue/1 noire), plus de 50 km balisés, dont la piste noire de 24 km qui relie en boucle le Ballon d'Alsace. Pour les amateurs de raquettes à neige, deux circuits flambant neufs : l'un ouvert aux familles et aux débutants (3,5 km), l'autre sportif (8 km/3h30), avec un relief parsemé de pentes de 5 à 12 % à grimper ou à descendre. Placé au milieu des pistes, le chalet-bar-restaurant de la Planche-des-Belles-Filles assure un hébergement de journée, et des paniers casse-croûte. Le site comprend une location de skis et un centre de secours d'urgence. En été, les pistes font place à la randonnée pédestre, et au "rollerbe" ou "trottinherbe", pour dévaler les pentes sur de drôles d'engins !


LE MASSACRE DE 1635

la mysterieuse Planche-des-Belles-Filles

La Planche-des-Belles-Filles aurait été le théâtre d'un abominable massacre au cours de la Guerre de Trente Ans. Entre 1618 et 1648, un terrible conflit opposant les Princes Protestants Allemands, à l'autorité Impériale Catholique, s'internationalisait avec l'intervention de la France et de son alliée, la Suède. Les chefs mercenaires qui menaient cette guerre étaient à la tête de troupes indisciplinées et de toutes origines, qui menèrent des actes cruels et dévastateurs. L'Alsace, les Vosges et la Comté souffrirent des Suédois, qui étaient les plus cruels : pillages, viols, incendies, tueries étaient leurs actes quotidiens et favoris. En 1635, pendant l'hiver neigeux, les Suédois aux ordres de Mansfeld, chef de guerre brutal agissant pour Richelieu, remontent la vallée du Rahin pour cantonner à Plancher-les-Mines. Les paysans des vallées du Rahin et de la Savoureuse (côté Belfort), se sauvent dans la montagne de Saint-Antoine avec leur pauvres biens et leur maigre bétail. Les épouses et les filles qui avaient encore plus à craindre des Suédois, continuent leur chemin dans la neige, jusqu'au plus haut sommet du Ballon d'Auxelles, où elles pensaient être en sécurité.
Mais une trahison mena les Suédois jusqu'au refuge des paysans. Le massacre dure jusqu'à l'aube et ils sont tous tués, seul un enfant réussit à s'échapper et court vers les chaumes (sommet du ballon) pour alerter les femmes. Mais dans la neige, ses traces sont faciles à suivre, et les soldats sont déjà derrière lui. Les femmes comprennent le danger et savent ce qui les attend, d'horribles tortures et la mort, pour les éviter elles dévalent les pentes abruptes du Ballon et se jettent dans un étang aux eaux noires. Seule une jeune fille aurait échappé à la noyade et aurait raconté ce récit. On dit que c'est depuis ce temps, que l'étang et la planche qui le surplombe, portent ce nom de "Belles-Filles".


 

la Planche-des-Belles-Filles en hiver

Dans la vallée du Rahin, on croyait jadis, que douze fées vivaient au sommet du Ballon d'Auxelles. Les fées, au moyen-âge étaient toujours de jolies filles, aussi on désignait le chaume sous le nom de Planche-des-Belles-Filles. Ce nom a été repéré bien avant l'épisode de la noyade. Mais on désignait aussi les grands épicéas qui poussent sur les pentes des Vosges Méridionales, sous le nom de "Fiotte", "Fuotte", "Fue", "Fies", "Fées", etc...
Alors parce que les chaumes étaient cernés par de grands fies ou fues, on en vint à désigner la "Planche-des-Belles-Fies", et de fies, ou fées, à "Filles"...
Il y a aussi d'autres dénominations de lieux-dits qui doivent leur nom à des légendes : La Roche des Fées, Le Passage de l'Ours, La Roche du Changeur, La Grotte de Saint-Antoine, demeure d'un ermite.








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