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LA
PLANCHE-DES-BELLES-FILLES
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Alt: 1 147m
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Sur
le deuxième sommet des Vosges Saônoises,
à six kilomètres de Plancher-les-Mines
(D16), en montant vers le Ballon de Servance,
la Planche-des-Belles-Filles offre le seul
stade de neige de la Haute-Saône
(1 050m-1 150m). La station de sports d'hiver
familiale comprend trois remontées mécaniques
qui desservent 4 km de pentes pour 5 pistes de
ski alpin dont :
. une rouge/noire
de 800 m pour une dénivellation de 188
m
. une de difficulté
moyenne de 600 m
. une bleue de 400
m pour les débutants
Les fondeurs disposent de 3 pistes de ski de fond
(1 verte/1 bleue/1 noire), plus de 50 km balisés,
dont la piste noire de 24 km qui relie en boucle
le Ballon
d'Alsace. Pour les amateurs de raquettes à
neige, deux circuits flambant neufs : l'un ouvert
aux familles et aux débutants (3,5 km),
l'autre sportif (8 km/3h30), avec un relief parsemé
de pentes de 5 à 12 % à grimper
ou à descendre. Placé au milieu
des pistes, le chalet-bar-restaurant de la Planche-des-Belles-Filles
assure un hébergement de journée,
et des paniers casse-croûte. Le site comprend
une location de skis et un centre de secours d'urgence.
En été, les pistes font place à
la randonnée pédestre, et au "rollerbe"
ou "trottinherbe", pour dévaler
les pentes sur de drôles d'engins !
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La
Planche-des-Belles-Filles aurait été
le théâtre d'un abominable massacre
au cours de la Guerre de Trente Ans. Entre
1618 et 1648, un terrible conflit opposant les
Princes Protestants Allemands, à l'autorité
Impériale Catholique, s'internationalisait
avec l'intervention de la France et de son alliée,
la Suède. Les chefs mercenaires qui menaient
cette guerre étaient à la tête
de troupes indisciplinées et de toutes
origines, qui menèrent des actes cruels
et dévastateurs. L'Alsace, les Vosges
et la Comté souffrirent des
Suédois, qui étaient les plus cruels
: pillages, viols, incendies, tueries étaient
leurs actes quotidiens et favoris. En 1635,
pendant l'hiver neigeux, les Suédois aux
ordres de Mansfeld, chef de guerre brutal
agissant pour Richelieu, remontent la vallée
du Rahin pour cantonner à Plancher-les-Mines.
Les paysans des vallées du Rahin et de
la Savoureuse (côté Belfort), se
sauvent dans la montagne de Saint-Antoine
avec leur pauvres biens et leur maigre bétail.
Les épouses et les filles qui avaient encore
plus à craindre des Suédois, continuent
leur chemin dans la neige, jusqu'au plus haut
sommet du Ballon d'Auxelles, où
elles pensaient être en sécurité.
Mais une trahison mena les Suédois jusqu'au
refuge des paysans. Le massacre dure jusqu'à
l'aube et ils sont tous tués, seul un enfant
réussit à s'échapper et court
vers les chaumes
(sommet du ballon) pour alerter les femmes. Mais
dans la neige, ses traces sont faciles à
suivre, et les soldats sont déjà
derrière lui. Les femmes comprennent le
danger et savent ce qui les attend, d'horribles
tortures et la mort, pour les éviter elles
dévalent les pentes abruptes du Ballon
et se jettent dans un étang aux eaux noires.
Seule une jeune fille aurait échappé
à la noyade et aurait raconté ce
récit. On dit que c'est depuis ce temps,
que l'étang et la planche qui le surplombe,
portent ce nom de "Belles-Filles".
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Dans
la vallée du Rahin, on croyait jadis,
que douze fées vivaient au sommet
du Ballon d'Auxelles. Les fées,
au moyen-âge étaient toujours de
jolies filles, aussi on désignait le chaume
sous le nom de Planche-des-Belles-Filles. Ce nom
a été repéré bien
avant l'épisode de la noyade. Mais on désignait
aussi les grands épicéas qui poussent
sur les pentes des Vosges Méridionales,
sous le nom de "Fiotte", "Fuotte",
"Fue", "Fies", "Fées",
etc...
Alors parce que les chaumes étaient cernés
par de grands fies ou fues, on en vint à
désigner la "Planche-des-Belles-Fies",
et de fies, ou fées, à "Filles"...
Il y a aussi d'autres dénominations de
lieux-dits qui doivent leur nom à des légendes
: La Roche des Fées, Le Passage de l'Ours,
La Roche du Changeur, La Grotte de Saint-Antoine,
demeure d'un ermite.
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