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Entre
Ternuay et Servance, sur la gauche de la D 486,
vous apercevez une route plus ancienne toute en
montée, composée de virages en enfilade.
Cette route passe dans le "défilé
des Etroitures". Dans une niche creusée
à même la roche, découvrez
une Vierge portant la prière suivante :
"Mère du Tout-Puissant, salut du
voyageur, montrez-nous le chemin qui conduit au
bonheur."
Cette statue de la Sainte Vierge des Etroitures
fut érigée en 1850 par la paroisse
de Ternuay. Elle avait pour mission la protection
des voyageurs et des usagers des Etroitures. Cet
endroit, il y a plus de cent ans, n'était
qu'un étroit chemin en pleine forêt.
Il y avait un grand nombre de repaires et de caches
pour les brigands, et des cavernes naturelles
utilisées par les voleurs de grand chemin.
Beaucoup de voyageurs furent attaqués,
dépouillés, et assassinés
dans les Etroitures. L'opinion publique s'en émut,
et la paroisse de Ternuay fit érigée
la statue : dès lors il n'y eut plus aucune
agression...
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Au
départ des Etroitures, parcourez la
Route des Contrebandiers. Les Vosges Saônoises
c'est la montagne, entre 1871 et 1918 la frontière
franco-allemande passait au Ballon d'Alsace, tout
près de Château-Lambert, Miellin,
et Plancher-les-Mines. De l'autre "côté",
les produits étaient moins chers, et la
contrebande se développa. Les douaniers,
casernés à Servance, montaient la
garde sur les routes et chemins de la région,
ils transportaient leur sac de couchage, appelé
"passe-cailloux". Les douaniers
dormaient dehors et surveillaient principalement
les Ballons (de Servance, et d'Alsace). Au
Stalon, lieu-dit situé sur un chemin
reliant les deux Ballons, les douaniers avaient
construit un refuge en rondins de sapins pour
le mauvais temps. Ce refuge était surnommé
"la cabane maudite". Les contrebandiers,
organisés, surveillaient les douaniers,
pendant que d'autres rejoignaient le Ballon
d'Alsace par le Ballon
de Servance. Les déplacements étaient
très dangereux, car il y avait un autre
poste de douaniers à Plancher-les-Mines.
Les contrebandiers ramenaient du tabac, de la
poudre pour fusils de chasse, des souliers, du
souffre et du phosphore pour confectionner des
allumettes, revendues dans les fermes !
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