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Pierre-Joseph
Formet, l'Ermite, est né le 07 février
1724, au hameau de Lomontot, sur
la paroisse de Lomont (près de Lure). A
15 ans, il demande à son père la
permission de quitter la maison et de s'embaucher
afin de venir en aide à sa famille. A Roye
(à côté de Lure), il entra
chez un cultivateur nommé Grosjean.
Joseph en plus de son travail gardait des temps
de prière qui le firent remarquer. Il resta
à la ferme jusqu'à 17 ans. Mais
en 1741, la guerre de succession d'Autriche
fut l'occasion d'une grande levée de soldats
en Franche-Comté. Pierre-Joseph fut désigné
par le sort.
A l'armée, il continua sa vie de prière
et se levait la nuit pour chercher la solitude.
Renvoyé au bout de 5 ans, en octobre 1742,
Joseph vint s'embaucher dans une fabrique de salpêtre
à Saint-Germain-les-Lure. Deux ans plus
tard, son père mourut. Joseph décida
de le faire enterrer auprès de sa mère.
Le fossoyeur avait mis à jour le crâne
de sa mère : Joseph le prit et le garda
avec lui (on peut encore le voir au-dessus de
la porte d'entrée de la chapelle au Ventron).
Joseph commença alors son dépouillement.
Il monta vers le Col des Croix puis redescendit
vers les Vosges. Au printemps de 1749,
un jeune bûcheron de Bussang (Vosges), Jean-Jacques
Valroff, eut la surprise de l'entendre chanter.
Il découvrit adossé à un
vieil arbre creux une hutte de branchages et de
mousse fermée par une porte d'écorce.
Joseph s'était d'abord installé
à Demprupt, dans une vieille chapelle,
au-dessus du Ménil, mais il avait
été expulsé comme vagabond
; quatre ans plus tard, le jeune Valroff proposait
à ses compatriotes, de bâtir un ermitage,
mais ce fut en vain. Les habitants du Ventron
décidèrent de bâtir une chapelle
au creux d'une moraine glaciaire.
En 1751, ce fut d'abord une cabane en planches.
En 1757, on bâtit la chapelle actuelle
avec la cuisine, la chambre. C'est là que
vécut pendant 33 ans le frère Joseph.
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